Le Repaire des Sciences
Sciences Physiques et Chimiques

 

 

 

 

     Le Soleil est-il une boule de feu ?

 

 

 
 

Largement partagée jusqu'au XIXème siècle, cette idée du sens commun commença à s'effriter dans les années 1860. William Thomson (le futur Lord Kelvin) et Hermann van Helmholtz tirent alors profit de la mise au clair du concept d'énergie pour l'appliquer au Soleil.
Si l'on accepte le principe de conservation de cette grandeur, le Soleil ne contient qu'une quantité limitée d'énergie et ne peut donc briller indéfiniment. Connaissant la masse du Soleil, Thomson et Helmholtz se livrent à un calcul simple : si notre étoile est constituée du meilleur combustible connu à l'époque, le charbon, elle n'a de réserves d'énergie que pour 5 000 ans environ. Ce résultat n'avait évidemment pas grand sens pour les géologues et pour les archéologues. Au tournant du siècle, les découvertes relatives à la radioactivité suggèrent l'existence d'une nouvelle source d'énergie, de nature très différente. En 1920, Arthur Stanley Eddington l'idée que l'énergie du Soleil est d'origine nucléaire. Mais les images du Soleil ne montrent-elles pas d'immenses gerbes semblables à des flammes ?


Il s'agit en fait d'éruptions de plasmas, des gaz ionisés. Car tout forme classique de combustion, c'est-à-dire d'une réaction dite "chimique" affectant les liaisons électroniques entre atomes, est impossible sur le Soleil. La fusion nucléaire, elle, intéresse le coeur de l'atome et bouleverse sa structure interne par l'échange de protons et de neutrons. On sait aujourd'hui que la fusion de l'hydrogène en hélium est à l'origine des 15 000 000 degrés estimés au coeur de l'étoile.